Centre de Developpement Choregraphique CDC – La Termitiere

Theatre populaire

HISTORIQUE

Le “Désiré BONOGO Théâtre Populaire” est le fruit de la coopération entre le R.P.D. deCorée et le Burkina Faso. C’est le capitaine Blaise COMPAORE qui a procédé à la coupuresymbolique du ruban en 1986, ouvrant ainsi les portes du théâtre dont la construction adébuté en Mai 1984. Il se dit que le capitaine Thomas Sankara y prestait en jouant de laguitare.

Désiré BONOGO était un intrépide défenseur de la culture. Sa vocation lui a valu detravailler tour à tour au Ministère de l’Information et de la Culture, puis à la présidencedu Faso, où il occupait le poste de chef de département Socioculturel. C’est alors en samémoire que le théâtre porte son nom. Par ailleurs, la salle des artistes du théâtre estdédiée à la mémoire de six musiciens de la police nationale qui ont trouvé la mort dansun accident peu de temps avant l’inauguration.

Le Théâtre Populaire est une structure de 4500 m2 comprenant : un bâtiment principalde trois salles : une salle de réunion, deux vestiaires pour artistes, deux salles de bain ;un écran, une aire de scène et une salle de projection. Le bâtiment extérieur comprendcinq bureaux, un guichet extérieur et des gradins d’une capacité de 2 500 places.

Le coût global des travaux est estimé à environ 100.000.000F CFA, selon le chef de ladélégation coréenne chargée de la construction. Il a été entièrement financé par laCorée. La participation Burkinabé quant à elle, a été essentiellement technique à traversle Génie Militaire et le Ministère de l’Equipement.

Il répondait alors à un des objectifs majeurs de la Révolution à savoir rehausser l’imagedu Burkina Faso à travers la culture. Aussi, la construction de ce théâtre est venueapporter un énorme souffle à la promotion de la culture Burkinabé, puisque les artistesavant ne disposaient que de la « maison du peuple ».

L’objectif principal du théâtre populaire Désiré BONOGO était d’aider les artistes de tousniveaux à dépasser les tracasseries de l’époque et de s’exprimer à la hauteur de leurtalent. Ainsi, en vue de rendre la structure accessible à tous, le coût de la location devaitêtre bas. Pour cela, un comité de gestion a été mis en place afin d’étudier les prix quiallaient être fixés. Cependant, le théâtre ferma ses portes dans les années 90 pour denombreuses raisons.

Mais grâce au soutien du Ministère de la Culture et du Tourisme du Burkina Faso, del’Ambassade de France et de la Mairie de Ouagadougou, le site du théâtre populaire estmis à la disposition du C.D.C. La Termitière